Friedrich Ebert Stiftung au Mali

 
Démocratisation - Appui à la société - Renforcement des médias

Programme pour la consolidation de la démocratie

Un des points importants du travail de la Fondation au Mali était jusqu'à présent d'aider les institutions de la république à accomplir convenablement leur rôle que leur confère la constitution. Au début de 2002, et en tenant compte de ses partenaires, la FFE s'est, de façon plus accrue, orientée vers les partis politiques. L'élaboration de programmes de partis, leur capacité de gestion et le renforcement de leurs structures locales a occupé de plus en plus le premier plan des actions de la FFE. Cela s'explique entre autres par le changement du paysage politique intervenu au cours de l'année 2002. Après des années de blocage politique et le boycott des élections par l'opposition en 1997, toute la classe politique y compris l'opposition participe maintenant aux élections. Après les prochaines élections législatives de juillet 2002, on peut s'attendre à un changement des rapports de force qui conduirait à l'émergence d'une forte opposition parlementaire. Ce qui serait un pas de plus dans la consolidation de la jeune démocratie malienne. Ce processus mérite d'être accompagné, et les déficits qui caractérisent les partis politiques à savoir leur manque de programme, leur faible implantation et la faible participation de leurs militants doivent être comblés si possible à moyen terme.

Programme pour le renforcement de la société civile

Dans cette rubrique nous formulons notre collaboration avec les partenaires de la société civile. Les questions relatives aux Droits de l'Homme, aux élections, le travail avec les organisations de jeunes et les organisations de femmes, les syndicats, mais aussi différents instituts de recherche sont concernés par ce volet. Dans une jeune démocratie comme au Mali, les organisations de la société civile jouent un rôle très important. Pour le travail de la FFE, ces organisation de la société civile occupent une place de choix. Cette année une attention particulière a été accordée au travail avec la jeunesse. C'est pourquoi pour la première fois le travail avec la jeunesse a été érigé cette année en objectif de projet.

Programme pour la promotion des médias

La liberté de la presse et la liberté d'opinion sont consacrées par la constitution du Mali, et le paysage médiatique malien est considéré comme exemplaire dans le contexte régional. Cependant, les longues années d'uniformisation traînent encore aujourd'hui derrière elles leurs séquelles. Il y a donc lieu de promouvoir davantage un journalisme libre, critique et orienté vers la recherche. D'autres problèmes existent encore et qui sont dus à l'insuffisance de qualification des reporters ainsi qu'aux conditions de travail catastrophiques.

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Objectif 1 : Renforcement des partis politiques

Sur les 81 partis politiques que compte le Mali, on peut dire que peut-être seulement 10 ont joué un rôle historique important ou participeront à l'avenir à la gestion de la politique intérieure. On pouvait relativement bien se faire une idée de leur influence sur l'étendue du territoire national à travers la répartition des voix entre les différents candidats à l'élection présidentielle de 2002. A l'exception de quelques partis, tous les autres ont d'énormes difficultés à évoluer en dehors de Bamako, à former leurs militants et à élaborer des programmes concrets. Cela constitue une grande faiblesse de la politique intérieure du Mali, ce qui fait que les partis politiques ne sont pas capables de prendre position dans l'opinion publique face à certains problèmes d'actualité. Le PARENA, sous la direction de son président Tiéblé Dramé, est un parti qui s'efforce depuis longtemps et avec succès d'émerger avec une vision relativement claire de son programme. A travers ses différentes journées de réflexion dont les actes sont publiés dans les médias, le PARENA discute des thèmes d'actualité avec ses militants et en même temps prend position vis-à vis de ces questions d'actualité. Avec l'appui financier de la FES, le PARENA est parvenu à organiser deux débats du genre en 2002, l'un sur " la situation économique et financière du Mali " et l'autre sur " la problématique de l'emploi au Mali ". Aussi bien dans la presse écrite que dans la presse audiovisuelle, la position du PARENA par rapport à ces questions a été largement diffusée.

Objectif 2 : L'introduction de la gestion de la politique

Au Mali beaucoup de partis politiques sont caractérisés par la faiblesse de leur structure interne, la faible participation des militants ainsi que l'existence d'une élite qui dirige avec des techniques trop traditionnelles. On assiste ici à une méconnaissance des techniques modernes de gestion de la politique. A dessein ou non, les Partis ne sont même pas capables de profiter des moyens de promotion offerts par l'Etat. Il s'agit ici du financement public des partis politiques qui, jusqu'à présent, reste inexploité. En collaboration avec la Délégation Générale aux Elections (DGE), une instance rattachée à la Présidence de la République, la FFE a organisé en février 2002 à l'intention de tous les partis politiques un forum d'information sur les possibilités et conditions d'accès au financement public des partis politiques. A la suite de ce forum, le nombre de partis ayant déposé une requête de financement auprès de la DGE est passé de 3 à 51, dont probablement 47 pourraient être éligibles en 2002 pour bénéficier dudit financement.

Parallèlement aux structures centralistes de l'Etat, qui viennent d'être dissoutes par un vaste programme de décentralisation, le travail des partis politiques est principalement concentré sur la capitale Bamako. L'ADEMA, en tant que partenaire de longue date de la FES, est le seul parti qui couvre le territoire national presque à 100% et dispose d'une certaine structure. Le manque de ressources humaines compétentes constitue un grand obstacle à la mise en place de structures décentralisées du parti. Le niveau général de formation (qui est le résultat de la crise de formation au niveau national) est insuffisant à tout point de vue. En vue d'avoir l'expertise nécessaire pour la construction d'un parti politique fort, mais aussi en rapport avec l'existence d'une certaine formation à la citoyenneté, il y a un grand déficit que l'ADEMA veut combler par la réalisation d' un programme national de formation de multiplicateurs s'étalant sur plusieurs années. Ce programme s'adresse particulièrement aux mouvements de jeunes ADEMA et de femmes ADEMA. En collaboration avec la FES, le premier module de ce programme de formation a été réalisé en 2001 et doit se poursuivre cette année.

Objectif 3 : Appui aux élus locaux

En étroite collaboration avec la Direction Nationale des Collectivités Territoriales, nous avons développé un projet pilote qui devait, dans un proche avenir, servir de base pour un vaste programme de formation à l'intention des élus communaux dans l'ensemble de la Région de Koulikoro. Le but de ce programme est de rompre avec les anciennes structures centralistes et de renforcer le travail politique au niveau local. Ce projet commun devrait être réalisé d'abords dans la commune de Nara, une commune bien connue de la FES, ainsi que dans les communes environnantes. Au cours de la première moitié de 2002, le projet a continué avec succès par la réalisation de deux autres activités portant sur " la bonne gouvernance " et " les impôts ".

En 2000, sur initiative du Maire du District de Bamako et avec l'appui de la FES, un bureau du citoyen dénommé " Centre d'Orientation, d'Information et de Documentation " (CODI) a été mis en place. La Fondation a invité en 2002 tous ceux qui sont impliqués dans la gestion du CODI à un atelier de deux jours, pour discuter des aspects pouvant contribuer à la consolidation du CODI. En outre les participants à cet atelier ont reçu de nouvelles informations sur les rôles et prestations possibles d'un bureau du citoyen. Cet atelier a également montré que le CODI demeurera toujours faible et n'aura pas l'assentiment de la population si ses antennes ne sont pas installées dans toutes les communes du district de Bamako. Les maires des communes de Bamako ou leurs représentants ayant participé à cet atelier se sont déclarés prêts à s'investir personnellement pour la réussite du CODI. Un plan d'action allant jusqu'au dernier trimestre de 2002 a été élaboré.

Programme pour le renforcement de la société civile "

Objectif 1 : Accompagnement des élections par la société civile.

Après les élections de 1997 qui se sont déroulées dans des conditions difficiles, un grand consensus s'était formé dans l'opinion publique pour éviter que pareille situation ne se passât en 2002. Ainsi, des activités visant la formation des observateurs indépendants de même que la mobilisation de la population à participer aux élections ont été soumises à la Fondation Friedrich Ebert. CRI-2002 qui n'est plus à présenter - aida à organiser la Table Ronde des partis politiques en janvier 2001. Il a réalisé trois activités sur les thèmes " Le rôle de la société civile dans la mobilisation et la sensibilisation des citoyens ", " Contentieux et infractions électoraux " ainsi que sur les questions relatives à l'observation des élections. Beaucoup de participants à ces fora ont pu, après une formation complémentaire financée entre autres par l'ambassade d'Allemagne et exécutée par le réseau APEM, servir d'observateurs indépendants de la société civile malienne. Un autre partenaire de longue date de la fondation, l'AMDH, a elle aussi mobilisé ses membres pour accompagner le processus de vote dans la région de Tombouctou, l'une des régions les plus enclavées du Mali, et a tout mis en œuvre pour que les élections se déroulent dans la transparence. Les observateurs de l'AMDH ont été préparés à cette tâche lors d'un séminaire organisé sur place à Tombouctou par la Fondation Friedrich Ebert.

Le taux de participation aux élections est resté en deçà des attentes même s'il y a eu amélioration par rapport à 1997 (21,6%). Malgré le déploiement de beaucoup de groupes volontaires de la société civile, seulement environ 38% des électeurs inscrits ont pris le chemin des urnes. La présentation obligatoire d'une pièce d'identité a été un obstacle insurmontable pour beaucoup. Seulement 30% des Maliennes et des Maliens disposent de ce document. Par rapport au taux de participation, il n'existe malheureusement pas encore de données sur les différentes régions où la Fondation Friedrich Ebert, en collaboration avec APEM a fait des campagnes de théâtre populaire afin de mobiliser les citoyens électeurs. Ce qui aurait permis à la Fondation d'évaluer l'impact de cette campagne dans ces localités.

Objectif 2 : Prévention des crises

Le Nord du Mali est régulièrement le théâtre de troubles sociaux. Les causes sont multiples. Différents groupes de populations, différentes formes de vie, de travail et d'économie se côtoient. Le déficit de développement a conduit à la formation de bandes de chômeurs qui, à travers le marché noir, ont accès aux armes et troublent le climat social par leurs exactions. En collaboration avec ADG, qui avait tenu une série de séminaires ateliers en 2001 dans la zone de Nioro du Sahel, des discussions avec le même concept ont eu lieu dans les villages autour de Bafoulabé. Ainsi, l'on a pu remarquer encore une fois que la mise à disposition d'une plate-forme de discussion et d'un modérateur compétent peut suffire pour atténuer les effets des crises.

La dénonciation en public des difficultés et problèmes contribue déjà à la recherche de d'éventuelles solutions. Les maires et leaders traditionnels présents au séminaire ont reçu une formation sur les voies de solutions alternatives des conflits; la notion même de conflit a été définie et discutée. Les causes des conflits ont été dégagées et les différentes phases d'un conflit décrites. A l'aide d'exemples tirés du quotidien des participants, différentes techniques de résolution des conflits ont été présentées et évaluées dans des groupes de travail.
Les autorités locales présentes ne pouvaient pas s'imaginer à la fin séminaire qu'à l'avenir des tensions avec usage de la violence pourraient conduire à une explosion dans leur entourage.

La Fondation poursuit la même approche à travers une activité avec AFIP, une organisation de femmes, qui s'est spécialisée dans le Nord du Mali, c'est à dire Gao et Kidal car ses membres connaissent bien ces milieux. AFIP se concentre sur la lutte contre la prolifération des armes légères et procéda, en association avec le Haut Commissariat de Kidal, à une sensibilisation à l'endroit des maires, des sages et des notables des différentes localités de la région. Le constat suivant a pu être dégagé : des problèmes concrets tels le chômage des jeunes et l'absence de l'autorité de l'Etat sont plus à la base de beaucoup de conflits de ces dernières années que les conflits ethniques dont il a été question jusque là.

Objectif 3 : Les jeunes et la politique

L'intégration des jeunes dans les institutions démocratiques constitue le maillon faible de la politique sociale générale du Mali. Si un cadre acceptable de participation n'est pas trouvé pour les jeunes, les forces socio-politiques du Mali ne pourront pas rendre la démocrate viable.

Déjà en 2001, la Fondation Friedrich Ebert a permis à MARD de mettre en route son vaste programme pour 2001, qui comprenait un concours de poésie et de nouvelles à l'intention des jeunes et plusieurs séminaires. Ce travail s'est poursuivi dans la première moitié de 2002 avec la tenue d'un séminaire à l'intention des jeunes en tant que premiers électeurs.
Dans les mois à venir, il va falloir amener les dirigeants de MARD à porter davantage leurs intérêts au devant de la scène.

Objectif 4 : Les femmes se positionnent

En collaboration avec les organisations de femmes APDF et CAFO, l'on a essayé de contribuer à un plus fort encrage des femmes dans le travail socio-politique qui consiste à faire sortir les femmes de leurs niches et à les engager dans les thèmes qui ne sont pas spécifiquement féminins. Malheureusement, cela est très difficile au Mali. Très souvent, les séminaires portent sur des thèmes comme : " Femmes et citoyenneté " ou " femmes et politique ". Dans le cadre de la sensibilisation de la société civile pour les élections, il s'agissait dans toutes les séries de séminaires organisés par la CAFO et l'APDF dans la première moitié de 2002 de l'implication des femmes comme électrices. A la fin du processus électoral, les thèmes relatifs au " genre " au Mali sont repensés au niveau du bureau de la Fondation Friedrich Ebert et un nouveau chapitre va s'ouvrir. Des activités de formation des femmes leaders comme les députées de l'Assemblée Nationale occuperont davantage le devant de la scène.

Objectif 5 : Promotion de la capacité de dialogue des syndicats

Depuis la chute de Moussa TRAORE et la proclamation de la IIIème République en 1991 la situation des syndicats est devenue plus compliquée qu'au temps des régimes socialistes ou autoritaires. A cause du processus de libéralisation et de mondialisation, les syndicats doivent définir à nouveau leur rôle social. En 2001, la Fondation Friedrich Ebert a accompagné ce processus par l'initiation entre autres d'une étude avec des incitations sur le rôle de l'UNTM à l'avenir.

Objectif 6 : Promotion du dialogue

Cet objectif est consacré en premier lieu à la création d'une plate-forme publique pour débattre des thèmes actuels spécifiques en partie critiques. " Le club de la presse " est un médium qui s'y approprie puisque d'une part les entretiens avec les responsables invités au podium, et d'autre part avec les journalistes venant de tout le Mali, qui sont dans l'auditoire, sont retransmis en direct à la radio. Dans la première moitié de 2002 deux activités de ce genre ont eu lieu sur "Rôle de la presse dans un processus électoral" et "Perspectives de développement 2000 - 2010 - Quel rôle pour les syndicats et la société civile". Pour la première fois dans la longue histoire du club de la presse, organisé en partenariat avec Radio Kledu, la possibilité a été donnée aux auditeurs de participer aux débats en intervenant directement par téléphone.

"Programme d'appui aux médias"

Objectif 1: Un code de déontologie pour les journalistes

Depuis l'adoption de la nouvelle loi sur la presse en août 2000, la possibilité est donnée de porter plainte contre tout délit de presse. Ceci est aussi valable pour le président de la République. Ainsi, le Mali reste fidèle à son rôle de modèle dans la région en ce qui concerne la liberté de la presse. En tant qu'instance de contrôle, ODEP doit à l'avenir être comme une sorte d'institution d'autorégulation des journalistes. Le revers de cette politique progressiste est une grande méconnaissance d'un code général de valeur et d'éthique de la presse par beaucoup d'acteurs des médias. Comme beaucoup de médias, surtout les quotidiens sont contrôlés par des intérêts privés ou de partis, ils deviennent le canal de conflits personnalisés et de démonstrations de force. ODEP a, en collaboration avec la Fondation Friedrich Ebert, dans le cadre de la couverture médiatique des élections publié une brochure intitulée "Code de Déontologie" de même qu'une explication du travail et du fonctionnement de l'ODEP. Après la cérémonie solennelle de remise, les petits manuels ont été distribués à environ 1000 journalistes à travers les associations de journalistes. Dans le cadre de la couverture médiatique des élections, il n'y a pas eu d'entorses au code de la presse.

Objectif 2 : Fusion des institutions maliennes de médias

Comme d'autres instances de régulation, le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) qui attribue les fréquences et le Comité de l'Egal Accès aux Médias d'Etat (CEAME) ont été établis par la Constitution pour - au moins - distribuer les subventions de l'Etat aux médias. Depuis le Forum politique National de 1999, la question a été débattue si la représentation institutionnelle par deux organes correspondait encore aux exigences du moment. Après l'annulation du projet de referendum de novembre 2001, qui aurait confirmé un tel changement dans le cadre d'une révision constitutionnelle, le thème reste ouvert et la fusion des deux institutions en une seule continue à animer les débats. Dans le cadre d'une activité de la Maison de la Presse, des propositions doivent être si possible élaborées cette année. Ainsi, des recommandations pouvaient être élaborées dans une publication sur le travail du Conseil Supérieur de la Communication. Cependant, il n'y a pas encore de plan concret visant à réaliser la fusion de ces deux institutions.

Objectif 3 : Formation spéciale sur les élections

La préparation des journalistes à leur rôle d'observateurs indépendants et reporters pendant les élections, a constitué une grande partie du travail de la FES dans la première moitié de 2002. Des activités de formation ont été réalisées avec tous ces trois partenaires dans ce domaine à savoir la Radio Kledu, l'U.R.T.E.L. et la Maison de la Presse. L'appui a porté entre autres sur la mise en place d'un réseau de radios communautaires par les formateurs de Radio Kledu; ce réseau a permis une couverture complètement indépendante et directe des élections à travers le pays. Les reporters des régions éloignées de Bamako rendent compte par téléphone en direct du déroulement du vote. Ainsi, la fraude électorale a pu être empêchée. C'était Radio Kledu qui retransmettait en direct la proclamation des premiers résultats provisoires jusqu'à des heures tardives de la nuit par l'Administration Territoriale. Dans trois capitales régionales - Mopti, Kayes et Ségou - U.R.T.E.L a formé ses reporters qui ont rendu compte de manière équitable et professionnelle du déroulement du vote. Un rôle important de multiplicateur était dévolu aux représentants des radios communautaires car ils doivent expliquer à la population rurale le mode de scrutin et informer sur les conditions de participation aux élections. La préparation des journalistes a été complétée par une activité de la Maison de la Presse au cours de laquelle le cadre général du travail de la presse dans le contexte des élections a été expliquée aux participantes et participants.
En outre, il faut noter que la Fondation Friedrich Ebert a, au cours du 1er semestre 2002, accordé son traditionnel soutien à la réhabilitation du centre de Bollé, un centre de détention pour femmes. Ce centre est aujourd'hui exemplaire, au regard de l'état de désolation qui caractérise en général les maisons d'arrêt du Mali (PS/PT 41/10). La Maison de la Presse a quant à elle aussi bénéficié du soutien de la Fondation pour la publication de l'agenda de la Maison de la Presse (PS/PT 41/20), une sorte de manuel pour les journalistes de même que la remise de prix aux lauréats du concours des journalistes en 2001 pour le meilleur reportage sur l'intégration régionale.