Friedrich Ebert Stiftung au Mali

 
Badalabougou Est - BP.428 - Bamako, MALI

Formation sociopolitique et assistance

Depuis la chute du régime militaire autoritaire de Moussa Traoré le 26 mars 1991, le Mali a franchi une étape importante de la démocratisation. La constitution approuvée par référendum le 12 janvier 1992 garantit la séparation des pouvoirs, le multipartisme, l'Etat de Droit, les droits du citoyen et les droits humains ainsi que la liberté de presse et d'opinion. Après déjà deux élections communales, législatives et présidentielles, le Mali dispose aujourd'hui d'une structure démocratique décentralisée jusqu'au niveau local qui s'est achevée en novembre 2001 par la mise en place du Haut conseil des Collectivités. Une importance particulière a été accordée au pouvoir judiciaire avec la création d'une Cour Suprême et de la Cour Constitutionnelle. A la suite de ce développement positif qui fait du Mali un modèle dans la région, il s'est constitué une société civile critique ainsi qu'un large paysage médiatique.

Friedrich Ebert
(1871-1925)
   

Cependant le manque criard de tradition démocratique, les problèmes de fonctionnement des institutions démocratiques et les énormes déficits de formation d'une grande partie de la population sont des obstacles à la consolidation de la jeune démocratie. La mise en œuvre de l'institutionnalisation de la démocratie telle que prévue par la constitution prime très souvent sur la vraie culture politique. Jusqu'à présent l'Assemblée Nationale n'a joué que très peu son rôle d'instance de contrôle de l'exécutif, car il manque au sein de l'Assemblée une opposition forte au sens d'un " gouvernement en attente ". Quant aux partis politiques, ils sont caractérisés par le manque de programmes, l'insuffisance de formation, la faiblesse de mobilisation et de relations publiques, un grand déficit en infrastructure ainsi que leur faiblesse d'implantation.

Dans le cadre de coopération germano-malienne, la Fondation Friedrich Ebert essaie de combler ce déficit à travers son programme d'assistance et de formation civique et politique. En collaboration avec ses partenaires maliens, la Fondation s'est fixée deux objectifs :

1. La consolidation des institutions démocratiques par le renforcement du fonctionnement de l'Assemblée Nationale, l'appui au travail de relations publiques des ministères, la promotion des partis politiques dans le rôle que la constitution leur a assigné, ainsi que l'approfondissement de la décentralisation.

2. L'appui à la société civile par l'organisation de fora pour promouvoir le dialogue social et politique, ainsi que le renforcement des préoccupations de différents groupes d'intérêt sociopolitiques tels que les syndicats, les femmes, les jeunes.

3. La promotion des médias par la formation des journalistes afin de les rendre capables de rapporter de façon professionnelle, compétente et correcte les événements politiques. En plus, la FFE soutient les institutions partenaires dans leurs efforts d'amélioration des conditions de travail de la presse comme par exemple la loi régissant la presse.

Pour atteindre ces objectifs, la FFE dispose des instruments suivants :

· Conférences nationales, régionales et internationales, séminaires et ateliers qui traitent des thèmes et des problèmes des institutions partenaires et des groupes cibles.
· Élaboration d'expertises pour trouver des débuts de solution à des questions pertinentes et des problèmes d'actualité pour des secteurs bien déterminés.
· Séances d'entretiens et de conseils pour le renforcement des compétences du partenaire à résoudre ses problèmes.
· Programmes de radios et de vidéo ainsi que des représentations théâtrales.
· Publication des résultats d'importants travaux de recherches.
· Réalisation de programmes d'information pour les décideurs maliens dans d'autres pays africains, en Allemagne ainsi que chez les institutions de l'Union Européenne, des Nations Unies et du mouvement ouvrier international.
· Activités à l'échelle continentale et spécifiques aux pays (par exemple Dialogue germano-africain) en vue de compléter le travail dans le pays partenaire.